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LE CRIME NE PAIE PAS
a French reader by Huguette Zahler
Chapitre 14 : A la Cité Universitaire
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Depuis sa rencontre avec la jeune Américaine de la BNF, Jacques était très amoureux.
Elle s’appelait Liz et venait de Pensylvanie où elle suivait des cours de littérature française à l’Université.
A Paris, elle habitait à la Cité UniversitaireLa cité universitaire du Boulevard Jourdan est un lieu d’accueil pour les étudiants étrangers qui viennent faire des recherches et étudier à Paris. Elle a été construite entre 1925 et 1948, et est née de la volonté pacifiste d’humanistes idéalistes : André Honnorat, Paul Appell et Emile Deutsch de la Meurthe. Les fondateurs de chaque maison pouvaient choisir leur style d’architecture., Boulevard Jourdan. Elle avait eu la chance d’avoir une chambre à la Fondation des Etats-Unis, juste en face de la station de RERLe réseau express régional est un métro rapide qui relie Paris à la banlieue dans toutes les directions.
et du tramwayUn tramway est en construction autour de Paris pour désengorger la circulation. Il n’est pas encore terminé..
Jacques la voyait dès qu’il était libre et, ce jour-là, elle l’attendait d’un air inquiet.
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JACQUES |
Et bien, qu’est-ce qui ne va pas? |
LIZ |
Je suis très inquiète. |
JACQUES |
Pourquoi? |
LIZ |
C’est au sujet de la fille qui habite dans la chambre à côté de la mienne. |
JACQUES |
Une Américaine? |
LIZ |
Non, une Française, Elodie. L’été il y a des chambres de libres et des étudiants viennent souvent de province pour suivre un cours en juillet et août. Elle vient de PerpignanC’est une ville du sud-ouest de la France, très près de l’Espagne.. |
JACQUES |
Et alors? Quel est le problème? |
LIZ |
Je crois qu’elle m’a volé des trucs |
JACQUES |
Des trucs? Quoi par exemple? |
LIZ |
Un flacon de parfum, un T shirt et une tasse. |
JACQUES |
Tu en es certaine? |
LIZ |
Oui, je les ai vus chez elle, je n’ai pas osé lui en parler, elle est très sympa! |
JACQUES |
Elle est peut-être kleptomane? |
LIZ |
Oui, justement. A chaque fois que je vais chez elle, je vois des choses nouvelles et je sais qu’elle n’a pas d’argent du tout! Je m’inquiète car, si elle continue, elle risque de se faire prendre, dans un magasin par exemple. Je me moque bien de ce qu’elle m’a volé mais j’ai peur pour elle! |
JACQUES |
Tu veux que Jean-Pierre et moi nous en occupions? |
LIZ |
Oui, ce serait super sympa de votre part….Vous avez le temps? |
JACQUES |
Notre boulot, c’est la protection des «Jeunes» et ta copine Elodie, elle est jeune, donc c’est bien pour nous! |
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Le lendemain, à 9 heures, Jacques et Jean-Pierre étaient en faction devant la porte de la Fondation des Etats-Unis, boulevard Jourdan. Liz leur avait dit qu’Elodie (dont elle leur avait montré une photo prise quelques semaines plus tôt) partait toujours à la même heure : 9h 30 du matin. En effet, à 9h30 la jeune fille quittait l’immeuble, se dirigeant vers l’arrêt du Tramway.
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JEAN-PIERRE |
C’est facile de la suivre, elle ne nous connaît pas! |
JACQUES |
Oui, bien sûr, mais il faut quand même faire attention, si elle n’a pas la conscience tranquille, elle risque de se méfier |
A la station Porte d’Orléans, la jeune fille se préparait à descendre, toujours suivie par nos deux amis.
JEAN-PIERRE |
As-tu remarqué que son sac à dos est très plat? |
JACQUES |
Oui mais elle n’a peut-être qu’un cours aujourd’hui, un cours pour lequel elle n’a pas de gros bouquin. |
JEAN-PIERRE |
Peut-être……. |
JACQUES |
Elle n’est pas pressée en tout cas! |
JEAN-PIERRE |
Oui, elle aime regarder les devantures des magasins….. |
JACQUES |
Je te parie qu’elle se dirige vers le grand MonoprixUne chaîne de magasins où l’on peut acheter tous les produits courants : alimentation, vêtements, produits d’entretien etc. du coin de la rue d’Alésia… |
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Jacques avait raison. Elodie venait d’y entrer et flânait dans les divers rayons. Nos amis la suivaient discrètement, sans rien remarquer d’anormal dans sa conduite.
Ensuite, tout s’est passé très rapidement. Ils étaient dans le magasin depuis une dizaine de minutes quand un vigile s’est précipité sur la jeune fille.
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LE VIGILE |
Mademoiselle, vous pouvez vider votre poche droite? |
ELODIE |
(très pâle) : Ma, ma poche droite? |
LE VIGILE |
Oui, vous venez de prendre un téléphone portable à l’étalage et …… |
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Jacques et Jean-Pierre se sont alors précipités et, montrant leurs cartes de policiers de la BPJ:
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JACQUES |
C’est bon, nous nous en occupons. |
LE VIGILE |
Ah bon, et pourquoi vous? Cela fait des semaines que je la surveille mais elle est très astucieuse! |
JEAN-PIERRE |
Oui, nous le savons, ne vous inquiétez pas, tenez, voici le portable, nous emmenons cette jeune fille. |
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Pendant ce temps, Elodie était devenue de plus en plus pâle, au point que Jean-Pierre a dû la soutenir, lui murmurant à l’oreille:
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JEAN-PIERRE |
Nous sommes des amis, n’ayez pas peur. |
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Après avoir quitté le Monoprix, c’est vers un café que nos deux amis se sont dirigés, Jean-Pierre soutenant toujours la jeune fille effrayée.
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ELODIE |
Vous allez m’arrêter? Je vais faire de la prison? |
JACQUES |
Pour le moment, venez prendre un café, on va bavarder |
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Au café, Elodie s’était un peu calmée, mais elle pleurait doucement, s’essuyant les yeux avec les kleenex que Jean-Pierre lui passait.
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JACQUES |
Alors, pourquoi volez-vous? Vous aviez besoin d’un téléphone portable? |
ELODIE |
Non, j’en ai un. Je ne sais pas, c’est plus fort que moi. |
JEAN-PIERRE |
Il y a longtemps que vous faites cela? |
ELODIE |
Un an ou deux, j’ai commencé à Perpignan……. |
JACQUES |
Et vous n’avez jamais été prise? |
ELODIE |
Si, par un vigile. |
JEAN-PIERRE |
Vos parents l’on su? |
ELODIE |
Oui, la police m’a ramenée à la maison. Mes parents étaient effondrés. J’ai promis de ne jamais recommencer. |
JACQUES |
Mais, arrivée à Paris, vous l’avez fait! Vos parents sont très pauvres? |
ELODIE |
Non, pas du tout, ils sont profs tous les deux. |
JEAN-PIERRE |
Elodie, vous avez besoin d’une aide psychologique. Si je vous trouve quelqu’un de bien, vous accepterez de vous faire soigner |
ELODIE |
Oui, au contraire, j’ai essayé toute seule mais je n’ai pas pu….. |
JACQUES |
Et bien, c’est d’accord, je vous trouve de l’aide et vous arrêterez, j’en suis certain car, vous le savez bien, LE CRIME NE PAIE PAS! |
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14th Arrondissement: Observatoire (53rd quartier: Montparnasse, 54th quartier: Parc-Montsouris, 55th quartier: Petit-Montrouge, 56th quartier: Plaisance)
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